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Risques majeurs en Lorraine
Le risque résulte de la superposition localement d’un aléa* avec un enjeu**
*On entend par aléa la manifestation d’un phénomène naturel (débordements de rivières, glissements de terrains, séismes, ou encore, avalanches, cyclones, éruptions volcaniques…). Un aléa est caractérisé par sa probabilité d’occurrence (décennale, centennale,…) et l’intensité de sa manifestation (hauteur et vitesse de l’eau pour les crues, magnitude pour les séismes, largeur de bande pour les glissements de terrain,…).
** Les enjeux : ce sont les dommages directs comptabilisables dès la fin de l’événement exceptionnel sur les habitations, les infrastructures, les bâtiments commerciaux ou industriels, les cultures ou le cheptel, et, dans les cas les plus dramatiques, les vies humaines. Ce sont aussi les perturbations économiques et sociales qui résident essentiellement dans les pertes d’exploitation dues à la destruction de l’outil de travail ou des récoltes ou l’interruption des communications, mais aussi les atteintes à l’environnement.
Les risques en Lorraine
La Lorraine, avec 1115 de ses 2333 communes identifiées comme soumises à un risque au moins, se situe dans la moyenne nationale en terme de siège de risque (6,3% des communes à risque). Cependant elle présente une vulnérabilité supérieure au reste du territoire puisqu’on y comptabilise près de 8% du nombre total d’arrêtés de catastrophes naturelles pris sur la période Mai 84-Mars 98.
La Lorraine est confrontées à différents types de risque :
D’une part les risques naturels au sens strict qui sont, pour l’essentiel, les inondations (95% des états de reconnaissance de catastrophes naturelles), les glissements de terrain, et dans une moindre mesure, le risque sismique.
D’autre part, le risque d’affaissement dans les bassins miniers dont la mission d’expertise réalisée par la préfecture de région en 1998, a souligné l’importance, tant pour la sécurité des personnes et des biens que pour le développement futur des territoires concernés.
L’analyse de ces risques conduit à dégager quatre types de situations :
1. Les basses plaines inondables fortement urbanisées où il convient de gérer au mieux l’existant dans le double souci de ne pas accroître l’exposition au risque et néanmoins permettre la poursuite des activités économiques.
2. Les basses plaines inondables moins densément urbanisées qu’il convient de préserver d’une installation anarchique de l’activité humaine.
3. Les zones multirisques à aléas faibles et enjeux localisés : il s’agit principalement du massif des Vosges.
4. Les bassins miniers où la priorité est de caractériser de manière précise l’aléa affaissement minier et son évolution à moyen et long terme ainsi que les conséquences des modifications du réseau hydrographique consécutif à l’arrêt des exhaures sur les inondations.
La cartographie des risques naturels est accessible sur le site internet du MEEDDM -> Cartorisque




