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BSH n° 34 - Synthèse du mois d’octobre 2011
Une sécheresse qui s’installe en Meuse
Les précipitations du mois d’octobre 2011 sont nettement déficitaires et ne représentent que 64 % des normales en moyenne sur le bassin ; ce mois fait suite à un mois de septembre très sec.
Les faibles précipitations associées à la forte diminution de l’évapotranspiration, conduisent à une stabilité du niveau des nappes souterraines.
Pour les eaux souterraines des alluvions rhénanes, les niveaux sont stables ou en légère baisse avec des fréquences comprises entre la normale et le quinquennal sec.
En Lorraine les nappes sont également stables sur la plupart des stations observées ; les fréquences d’apparition des niveaux se situent généralement de part et d’autre du quinquennal sec.
L’hydraulicité d’octobre relative aux eaux de surface se traduit en Alsace par une situation plutôt sèche, en particulier sur l’Ill amont ; ce phénomène s’observe aussi sur le bassin de la Moselle dans lequel les sous bassins « amont » (le Madon, les Nieds et l’Orne) sont plus secs qu’à l’aval.
Sur la Meuse la sécheresse est partout présente, sauf pour le sous-bassin de la Chiers qui dispose d’une capacité à restituer un débit d’étiage élevé.
Les hydraulicités calculées à l’aval de chaque grand cours d’eau (Meuse, Moselle, Sarre et Nieds) par rapport à un mois d’octobre de référence, sont toutes très largement déficitaires (de -65% à -80%) sauf à Lauterbourg sur le Rhin où le débit est quasiment normal ; cette particularité provient du caractère alpin de son bassin hydrologique.
En ce qui concerne l’usage de l’eau en Alsace, le suivi hydrologique hebdomadaire prévu par les deux arrêtés-cadre du Haut-Rhin et du Bas-Rhin reste désactivé.
En Lorraine, le bassin de la Meuse resté en vigilance depuis le mois de juillet est passé en situation de crise au début du mois d’octobre, pour revenir à la vigilance ensuite. En revanche, les bassins de la Moselle et de la Sarre continuent à bénéficier d’une situation normale depuis la mi-juillet.
Enfin pour les retenues artificielles du bassin, le taux de remplissage poursuit sa baisse ; il passe de 70 % fin septembre à 67 % fin octobre ; cette valeur n’a cependant pas pour le moment, de caractère de sévérité (à noter qu’en 2003, le taux de remplissage avait baissé jusqu’à 45 %).
En conclusion, le mois d’octobre 2011 est caractérisé pour les eaux de surface par une sécheresse, modérée sauf sur le bassin de la Meuse où elle est nettement plus accentuée.
En ce qui concerne les eaux souterraines, la situation est stable d’un mois à l’autre ; mais le maintien de valeurs comprises entre la normale et le quinquennal sec montre que la période de sécheresse se poursuit.




